Histoire de l'Autisme

Grounia Efimovna Soukhareva

Extrait :

"La caractérisation de Soukhareva a été faite presque deux décennies avant que les médecins autrichiens Leo Kanner et Hans Asperger publient ce qui a longtemps été considéré comme les premiers compte-rendus cliniques de l’autisme."

"En 1925, Soukhareva a publié un article décrivant en détail les caractéristiques autistiques partagées par les six garçons. Ses descriptions, bien que assez simples à comprendre pour un non spécialiste, étaient remarquablement visionnaires.

«Essentiellement, elle a décrit les critères de la cinquième édition du Manuel de diagnostic et de statistique des troubles mentaux (DSM-5)», déclare Irina Manouilenko, une psychiatre qui dirige une clinique à Stockholm, en Suède. Manouilenko a traduit les descriptions originales de Soukhareva du russe en anglais en 2013, puis les a comparées aux critères de diagnostic décrits dans le DSM-5."

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article sur médiapart, le blog de Jean Vinçot,Comment l'histoire a oublié la femme qui a défini l'autisme - Grounia Soukhareva

Léo Kanner et Hans Asperger

1943 - Pendant cinq ans, Leo Kanner, pédopsychiatre américain, a observé onze enfants présentant tous les mêmes problèmes de communication et de « repli sur soi ». Ces symptômes précis, et l'absence de certains traits propres aux maladies psychotiques, lui ont fait écarter d'emblée la schizophrénie, tout comme la thèse de l'arriération mentale.

En 1944, le psychiatre autrichien Hans Asperger, convaincu d’une origine organique de l’autisme, décrit des enfants atteints de « psychopathie autistique » héréditaire. Il met en avant ce qu’il considère comme les points positifs de l’autisme au titre desquels il compte :  leur intelligence, leur manière originale de résoudre certains problèmes, leurs intérêts spécifiques, leur goût pour l’art et la philosophy. Il identifie également des caractéristiques qui sont encore aujourd’hui présentent dans les critères diagnostics comme l’absence ou la faiblesse des contacts visuels. Les travaux de ce psychiatre resteront méconnus jusqu’aux années 1980, alors que Lorna Wing, psychiatre britannique, les publie et les traduit.

Dans les classifications internationales, jusque très récemment, le syndrome d’Asperger était une sous catégorie distincte de l’autisme (F84.5 dans la CIM-10), puis avec le DSM-5 qui est la classification la plus récente, le syndrome disparait au profit du spectre de l’autisme qui précise simplement « avec ou sans retard mental ».

La psychanalyse à l'assaut de l'autisme (en bref)

En 1950, Bruno Bettelheim rompt avec cette conception d’autisme organique, et impose une conception psychanalytique : pour lui, c’est l’éducation des parents, en particulier de la mère, qui rendrait l’enfant autiste. Ainsi, l’enfant « choisirait » de s’enfermer dans « une forteresse vide », un monde intérieur, afin de couper délibérément toute communication avec son entourage. Selon Bettelheim, l’autisme s’expliquerait surtout par l’attitude glaciale ou les comportements trop rigides de la mère. L’absence d’amour de la mère serait donc à l’origine de cette mystérieuse maladie de l’enfant.

 

À cause de cette conception psychanalytique, toute une génération de parents, les mères en particulier, s’est vue infliger la douleur inutile de se croire coupable de l’autisme de leur enfant. Cette tendance ne s’inversa que dans les années soixante, à partir du moment où l’étiologie organique de cette condition commença à être pleinement acceptée.

 

Le MUR - La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme - Sophie Robert

Aujourd'hui, même si aucun consensus n'existe quant à la nature exacte des causes de l'autisme, plusieurs penchent désormais pour une explication d'origine neurologique, génétique et environnementale de l’autisme.

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